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Permis A1, A2, A en 2026 : ce que chaque niveau autorise et coûte à assurer

Par Damien Roussel · Publié le · 14 min lecture

Choisir entre permis A1, A2 et A ne se résume pas à une question de cylindrée. Chaque niveau ouvre l’accès à une puissance précise, suppose un budget de formation distinct, et pèse différemment sur la prime d’assurance moto. Comprendre cette progression permet d’anticiper le coût réel de la mobilité deux-roues sur plusieurs années, plutôt que de découvrir la facture au moment de souscrire. Voici le comparatif complet des trois niveaux en 2026, du plus accessible au plus puissant.

Trois niveaux de permis pour trois mondes de la moto

Le système français des permis moto repose sur une montée en puissance progressive, héritée de la troisième directive européenne sur le permis de conduire transposée le 19 janvier 2013. L’idée directrice est simple : plus la moto est puissante, plus l’expérience exigée du conducteur est élevée. Cette logique se retrouve dans le tarif d’assurance, qui suit la même pente.

Le permis A1 s’adresse aux conducteurs dès 16 ans. Il autorise les motocyclettes jusqu’à 125 cm³ et 11 kW (15 ch), avec un rapport puissance sur poids n’excédant pas 0,1 kW/kg. Il couvre aussi les trois-roues de la catégorie L5e jusqu’à 15 kW. C’est la porte d’entrée historique de la moto, choisie chaque année par les lycéens et par les automobilistes qui passent à la 125 par équivalence.

Le permis A2 vise les conducteurs majeurs, à partir de 18 ans. Il plafonne la puissance à 35 kW (47,5 ch) avec un rapport puissance sur poids inférieur ou égal à 0,2 kW/kg. Deux familles de motos sont éligibles : les modèles vendus d’origine en version bridée (Yamaha MT-07 A2, Kawasaki Z650 A2, Honda CB500F) et les motos plus puissantes équipées d’un kit de bridage homologué par le constructeur, qui ramène temporairement la puissance dans la limite réglementaire.

Le permis A lève toute limitation de puissance. Il donne accès à l’intégralité du catalogue moto, des roadsters routiers aux supersportives de plus de 150 ch. On l’obtient de deux manières : par la passerelle depuis le permis A2, après deux ans de détention et une formation de sept heures sans examen, ou directement à partir de 24 ans avec un examen complet. Les définitions précises de chaque catégorie figurent à l’article R221-1 du Code de la route, consultable sur Légifrance.

Permis A1 : la 125 cc, ticket d’entrée économique

Le permis A1 se passe dès 16 ans, après une épreuve théorique générale (le code moto, distinct du code voiture depuis 2020) et une formation pratique en deux temps : un examen plateau hors circulation et un examen en circulation. La formation dure en moyenne entre quinze et vingt-cinq heures, pour un budget compris entre 700 et 1 100 euros selon les régions et la machine utilisée à l’école. Si le candidat détient déjà le code obtenu pour un autre permis depuis moins de cinq ans, il en est dispensé, ce qui réduit la facture.

Sur le plan de l’usage, la 125 cc séduit par son agilité urbaine et son coût d’entretien modéré. Elle est autorisée sur autoroute sous conditions, et reste la cylindrée la plus accessible pour débuter. Beaucoup de conducteurs y restent durablement, soit par choix de mobilité, soit parce qu’ils accèdent à la 125 par équivalence permis B sans souhaiter monter en puissance.

Côté assurance, la 125 cc relève de la responsabilité civile obligatoire comme tout véhicule terrestre à moteur, au titre de l’article L211-1 du Code des assurances. Les primes restent les plus basses du segment moto, mais varient fortement selon le profil. Un conducteur de 16 ans en pleine surprime jeune permis paie plusieurs fois le tarif d’un automobiliste de 40 ans bonifié qui ajoute une 125 à son foyer. La distinction moto sportive contre scooter urbain joue aussi : une 125 sportive (Yamaha YZF-R125, KTM RC 125) est statistiquement plus exposée à la chute et au vol qu’un scooter à coffre intégré, et coûte donc plus cher à couvrir. Notre guide complet de l’assurance moto 125 cc détaille les formules, l’équipement obligatoire et les astuces de réduction propres à cette cylindrée.

Permis A2 : la moto intermédiaire, deux ans d’apprentissage

Le permis A2 constitue le passage obligé des nouveaux motards majeurs depuis 2013. Il s’obtient à partir de 18 ans, après une formation comparable à celle du permis A1 mais sur une moto plus puissante, pour un budget de 750 à 1 200 euros. La puissance plafonnée à 35 kW couvre une large gamme de roadsters, trails et routières capables de circuler partout, y compris à deux et sur long trajet.

L’enjeu central du permis A2 réside dans le bridage. Acheter une moto vendue d’origine en version A2 est la solution la plus simple, mais beaucoup de conducteurs préfèrent acquérir une machine plus puissante équipée d’un kit de bridage homologué constructeur, qu’ils débrideront après le passage en A. Attention, le bridage réalisé par soi-même ou par un préparateur non agréé reste illégal et expose à une nullité de contrat d’assurance en cas de sinistre, sur le fondement de l’article L113-8 du Code des assurances. Le certificat de conformité du kit et la facture du concessionnaire doivent être conservés en permanence et présentés à l’assureur sur demande.

En matière d’assurance, la moto A2 se situe au-dessus de la 125 cc. À profil identique, une A2 de 47 ch coûte plus cher à couvrir qu’une 125, en raison d’une valeur vénale supérieure et d’une exposition accidentelle plus marquée. Pour une moto A2 neuve ou récente, dont la valeur dépasse souvent 5 000 euros, la formule tous risques s’impose généralement, car elle couvre les dommages à votre propre véhicule, y compris en chute solo ou sans tiers identifié. La parade aux mauvaises surprises consiste à comparer les niveaux de couverture poste par poste, comme l’explique notre comparatif tiers, tiers plus et tous risques.

Permis A : le gros cube, sans plafond de puissance

Le permis A débloque l’accès à toutes les cylindrées, sans limitation de chevaux. Deux voies y conduisent. La première, et la plus courante, est la passerelle depuis le permis A2 : après deux ans révolus de détention effective du A2 (calcul date à date depuis la réussite à l’examen), le titulaire suit une formation pratique de sept heures dans une école agréée, sans examen final ni note. Cette formation se décompose en deux heures de théorie, deux heures de plateau et trois heures en circulation, pour un coût de 280 à 450 euros. L’école délivre une attestation de fin de stage à conserver à vie.

La seconde voie est le permis A direct, ouvert aux conducteurs de 24 ans et plus, avec un examen complet incluant code, plateau et circulation. Cette option attire les automobilistes adultes qui n’ont jamais possédé de moto et préfèrent éviter les deux années intermédiaires en cylindrée bridée. Notre dossier dédié au permis A2 et à la passerelle vers le permis A détaille pas à pas le contenu pédagogique de la formation sept heures et les démarches administratives associées.

Le passage au gros cube marque la rupture tarifaire la plus nette du parcours. L’obtention du permis A en lui-même ne déclenche aucune surprime automatique : c’est le changement de moto vers une cylindrée plus puissante qui pèse. À profil et zone identiques, passer d’une moto A2 de 47 ch à un roadster routier pleine puissance équivalent génère une hausse de 15 à 25 % de la cotisation. Le saut devient bien plus marqué pour une supersportive de 150 à 200 ch, dont la prime annuelle peut atteindre le double, voire le triple, de celle d’un roadster de même cylindrée, en particulier pour un conducteur récent en région parisienne, lyonnaise ou marseillaise.

Le coût d’assurance, palier par palier

La progression des permis se lit comme une échelle tarifaire. Les assureurs deux-roues calculent la prime sur quatre familles de critères, identiques quel que soit le niveau de permis, mais dont le poids augmente avec la puissance.

Le profil du conducteur vient en premier : âge, ancienneté du permis, coefficient bonus malus (CRM), antécédents de sinistres sur les trente-six derniers mois. Un jeune permis paie mécaniquement davantage qu’un conducteur expérimenté bonifié, et cet écart se creuse à mesure que la moto gagne en puissance.

Le véhicule pèse de plus en plus lourd en montant les paliers : marque, modèle, cylindrée exacte, puissance réelle en kW et chevaux DIN, rapport puissance sur poids, catégorie (roadster, sportive, trail, custom), valeur à neuf et valeur vénale, présence d’un antivol homologué SRA. Une supersportive coûte plusieurs fois le prix d’assurance d’un trail routier de même cylindrée, car la sinistralité statistique diffère.

L’usage déclaré influence le tarif à chaque niveau : trajet domicile-travail quotidien, loisir week-end, usage professionnel comme la livraison. Plus l’exposition kilométrique est élevée, plus la prime monte. Déclarer un usage minoré est risqué : en cas de sinistre, l’assureur peut réduire son indemnité au prorata, en application de la règle proportionnelle de prime de l’article L113-9 du Code des assurances.

La zone géographique, enfin, joue fortement sur les garanties vol et dommages. Le code postal du lieu de stationnement principal sépare une moto garée en box sécurisé en zone rurale d’une machine stationnée à la rue dans une grande métropole, où le tarif peut être 30 à 50 % plus élevé. L’écart se ressent à tous les paliers, mais devient particulièrement coûteux sur une moto de gros cube exposée au vol.

L’élément qui amortit cette montée tarifaire d’un palier à l’autre, c’est le bonus malus. Comme il est attaché au conducteur et non au véhicule, le coefficient gagné prudemment en permis A1 se reporte intégralement sur un contrat A2 puis A, sur présentation du relevé d’information. Commencer tôt à accumuler du bonus sur une 125 cc constitue donc un investissement réel pour le jour où l’on passera au gros cube. Le guide du bonus malus auto explique la mécanique de calcul du CRM, strictement identique pour la moto et la voiture, et les pièges à éviter après un sinistre responsable.

La surprime jeune permis, transversale aux trois niveaux

Quel que soit le permis obtenu, tout conducteur dont le permis a moins de trois ans subit une surprime maximale de 100 % la première année, dégressive ensuite à 50 % la deuxième année et 25 % la troisième, conformément à l’article A121-1-1 du Code des assurances. Cette règle s’applique dès le permis A1 à 16 ans, et elle ne se réinitialise pas lors du passage en A2 ou en A : c’est la date du permis moto d’origine qui compte. Un conducteur ayant obtenu son A1 à 16 ans, puis son A2 à 18 ans, puis son A à 20 ans, n’est plus considéré comme jeune permis pour la surprime, puisque trois ans se sont écoulés depuis le premier permis.

Plusieurs leviers réduisent concrètement cette surprime sans rogner sur la couverture. La conduite accompagnée, autorisée pour le permis A2 depuis 2019, ramène la surprime initiale de 100 % à 50 % la première année. Notre guide de la conduite accompagnée et de la prime jeune conducteur détaille les conditions et les économies réelles observées. D’autres leviers fonctionnent à tous les paliers : déclarer un stationnement en garage fermé, installer un antivol homologué SRA avec facture gravée, regrouper auto et moto chez le même assureur pour bénéficier d’une remise multi-contrats, augmenter volontairement la franchise dommages, et limiter l’usage déclaré au strict réel. Les conducteurs récents trouveront dans notre dossier assurance auto jeune conducteur le détail des règles de dégressivité applicables, valables pour la moto comme pour la voiture.

L’équipement obligatoire, identique du A1 au A

Sur le terrain de la sécurité, aucun palier n’échappe aux mêmes obligations. Le casque homologué (norme ECE 22.06 désormais, ECE 22.05 encore accepté pour les casques antérieurs à 2024) est imposé au conducteur et au passager, sous peine d’une amende forfaitaire de 135 euros et d’un retrait de 3 points. Les gants certifiés CE sont obligatoires depuis le 20 novembre 2016, sous peine de 68 euros d’amende et 1 point retiré.

À cela s’ajoutent des protections fortement recommandées, et parfois imposées par les formules tous risques : un blouson renforcé à la norme EN 17092, un pantalon ou jean kevlar, des bottes ou chaussures montantes protégeant la malléole. La Sécurité routière publie chaque année des données démontrant que le port d’un équipement complet réduit drastiquement la gravité des blessures en cas de chute. Cette réalité prend d’autant plus d’importance que la puissance augmente, et explique pourquoi la garantie équipement du motard et la garantie individuelle conducteur deviennent quasi incontournables au palier du gros cube. Notre guide de la garantie équipement du motard précise les plafonds habituels et les conditions d’indemnisation.

Garanties à privilégier selon le palier

Le bon niveau de couverture dépend moins du permis que de la valeur et de l’exposition de la machine, mais une logique se dégage palier par palier.

Pour une 125 cc en permis A1 ancienne ou de faible valeur (moins de 1 500 euros), une formule au tiers enrichie d’une garantie individuelle conducteur suffit souvent. Pour une 125 récente, une formule intermédiaire tiers plus avec vol, incendie et bris de glace s’avère plus pertinente.

Pour une moto A2 récente, dont la valeur dépasse fréquemment 5 000 euros, la formule tous risques devient le meilleur compromis, sans jamais renoncer à la garantie individuelle conducteur qui indemnise vos propres blessures indépendamment de la responsabilité. La chute à basse vitesse en stationnement ou en virage serré reste statistiquement fréquente chez les conducteurs récents.

Pour une moto de gros cube en permis A, plusieurs garanties deviennent quasi indispensables. La garantie individuelle conducteur doit afficher un capital invalidité d’au moins 250 000 euros, idéalement 500 000 voire 1 000 000 d’euros pour protéger des revenus familiaux. La garantie tous risques prend en charge la casse de votre propre véhicule, y compris en chute solo ou vandalisme. L’assistance 0 km permet le rapatriement de la moto et du conducteur depuis n’importe quel point, même à proximité du domicile. Sur une moto de plus de 10 000 euros, l’économie réalisée la première année en formule tiers plus est rarement rentable face à une réparation lourde à plusieurs milliers d’euros.

Dans tous les cas, exigez les conditions générales avant la signature et lisez la rubrique exclusions, qui détermine le périmètre réel de la couverture. Cette vigilance vaut pour la 125 comme pour la supersportive. Pour les pratiques hors route en revanche, les règles diffèrent sensiblement, comme l’explique notre guide assurance moto cross et enduro.

Démarches, sinistre et recours

Le changement de moto à chaque passage de palier impose une déclaration à l’assureur dans le délai prévu au contrat, souvent quinze jours, au titre de l’article L113-2 du Code des assurances. Le contrat est alors modifié par avenant tarifaire, ou résilié à votre initiative si la nouvelle cotisation vous paraît excessive. C’est précisément le moment de comparer plusieurs devis, car les écarts entre assureurs pour un même profil et un même véhicule peuvent dépasser 40 %.

En cas d’accident, le motard utilise le constat amiable comme tout usager de la route. Le délai légal de déclaration à l’assureur est de cinq jours ouvrés (article L113-2), ramené à deux jours ouvrés pour le vol et dix jours pour les catastrophes naturelles. Le dépôt de plainte au commissariat ou en gendarmerie reste obligatoire pour tout vol ou tentative de vol, faute de quoi la garantie ne peut pas être déclenchée.

La Fédération française de l’assurance publie chaque année un baromètre de la sinistralité moto, et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution supervise la solvabilité des compagnies habilitées à commercialiser les contrats moto. Vérifiez systématiquement l’agrément ACPR de votre futur assureur, information disponible dans le registre REGAFI tenu par la Banque de France. En cas de litige sur le règlement d’un sinistre ou l’application d’une clause, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de l’assurance après avoir épuisé les voies de recours internes. La rubrique assurance 2 roues regroupe l’ensemble des guides moto et scooter pour approfondir selon votre situation.

FAQ

Les questions les plus fréquentes sur les permis A1, A2 et A et leur impact sur le coût d’assurance en 2026 sont traitées en détail ci-dessous.


Disclaimer : les informations présentées ont une vocation informative et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Les dispositions citées (articles L113-2, L113-8, L113-9, L211-1 et A121-1-1 du Code des assurances, article R221-1 du Code de la route) sont en vigueur à la date de mise à jour de l’article. Les fourchettes de prix et exemples cités sont indicatifs et dépendent de votre profil, de votre véhicule, de votre zone et de votre usage. Demandez systématiquement un devis personnalisé auprès d’un assureur agréé ACPR avant de souscrire ou de changer de contrat. Pour toute situation litigieuse, consultez le médiateur de l’assurance ou une association agréée de consommateurs.

Questions fréquentes

Quelle est la différence de puissance autorisée entre les permis A1, A2 et A en 2026 ?
Le permis A1, accessible dès 16 ans, autorise les motocyclettes jusqu'à 125 cm³ et 11 kW (15 ch), avec un rapport puissance sur poids n'excédant pas 0,1 kW/kg, ainsi que les trois-roues de la catégorie L5e jusqu'à 15 kW. Le permis A2, accessible dès 18 ans, plafonne la puissance à 35 kW (47,5 ch) avec un rapport puissance sur poids inférieur ou égal à 0,2 kW/kg, sur des motos vendues d'origine en version bridée ou bridées via un kit homologué constructeur. Le permis A, obtenu après deux ans de permis A2 et une formation de sept heures, ou directement à partir de 24 ans, ne comporte aucune limitation de puissance et donne accès à toutes les motos commercialisées en France, y compris les supersportives de plus de 150 ch. La logique est progressive : chaque palier ouvre l'accès à une cylindrée et une puissance supérieures, et chaque palier renchérit mécaniquement la prime d'assurance.
Le permis A1 obtenu à 16 ans permet-il de conduire la même 125 cc qu'un titulaire du permis B après formation 7 heures ?
Oui, sur le plan réglementaire les deux conducteurs pilotent exactement la même catégorie de véhicule, à savoir une motocyclette de 125 cm³ et 11 kW maximum, ou un scooter trois-roues équivalent. La différence tient au parcours d'accès. Le titulaire du permis A1 a passé un examen théorique du code moto et un examen pratique en deux temps (plateau hors circulation puis circulation), tandis que le titulaire du permis B depuis au moins deux ans accède à la 125 cc après une formation de sept heures en école agréée, sans examen final. Du point de vue de l'assureur, le tarif dépend surtout de l'ancienneté du permis et du coefficient bonus malus, pas du chemin emprunté pour obtenir le droit de conduire la 125. Un jeune A1 de 16 ans en début de surprime paiera généralement plus cher qu'un automobiliste de 40 ans bonifié qui ajoute une 125 par équivalence, à véhicule et zone identiques.
Combien coûte en moyenne le passage de chaque permis moto en 2026 ?
Le permis A1 revient en moyenne entre 700 et 1 100 euros selon les régions, formation théorique et pratique comprise, sachant que le code de la route déjà obtenu pour un autre permis est conservé pendant cinq ans. Le permis A2 se situe dans une fourchette de 750 à 1 200 euros pour un parcours complet, avec une vingtaine à une trentaine d'heures de formation pratique. La passerelle de l'A2 vers le A, c'est-à-dire la formation de sept heures sans examen, coûte généralement entre 280 et 450 euros selon l'école et la moto fournie. Le permis A direct à partir de 24 ans suppose un examen complet, code moto, plateau et circulation, pour un budget comparable au permis A2, soit 750 à 1 200 euros. Ces montants varient fortement d'une auto-école à l'autre et selon le nombre d'heures de conduite nécessaires, il est donc prudent de demander plusieurs devis pédagogiques avant de s'engager.
Mon coefficient bonus malus accumulé en permis A1 se transfère-t-il quand je passe en A2 puis en A ?
Oui, le coefficient de réduction majoration (CRM, communément appelé bonus malus) est attaché au conducteur et non au véhicule, et il se transfère intégralement d'un contrat moto à l'autre quelle que soit la catégorie de permis, à condition de ne pas dépasser deux ans d'interruption d'assurance. Le bonus acquis en roulant prudemment sur une 125 cc en permis A1 se reporte donc sur un contrat moto A2 puis A, sur présentation du relevé d'information transmis par votre ancien assureur. Ce document retrace vos sinistres responsables des trente-six derniers mois et votre coefficient en vigueur. Une année complète sans accident responsable multiplie le coefficient par 0,95, et après treize ans consécutifs sans sinistre responsable vous atteignez le plancher réglementaire de 0,50. Conservez chaque relevé d'information lors d'un changement de contrat, car son absence conduit souvent l'assureur à repartir d'un coefficient 1,00, donc à effacer tout votre historique favorable.
Faut-il forcément une formule tous risques pour assurer une moto de gros cube en permis A ?
Ce n'est pas une obligation légale, seule la responsabilité civile l'est au titre de l'article L211-1 du Code des assurances, mais c'est presque toujours le choix économiquement rationnel sur une moto puissante et récente. Une moto de plus de 10 000 euros exposée à la chute, au vol et au vandalisme justifie une couverture des dommages tous accidents, car le coût d'une réparation lourde ou d'un remplacement dépasse largement l'économie réalisée sur la cotisation en formule au tiers. Sur une moto ancienne de faible valeur, en revanche, une formule intermédiaire tiers plus avec vol, incendie et bris de glace peut suffire, à condition de conserver impérativement la garantie individuelle conducteur qui indemnise vos propres blessures. À deux roues, la protection corporelle prime sur la protection matérielle, quel que soit le niveau de permis. Comparez toujours plusieurs devis et lisez la rubrique exclusions des conditions générales avant de signer.

Damien Roussel

Rédacteur spécialisé assurance auto et 2-roues

Damien Roussel rédige les décryptages assurance de Couverox : garanties, bonus-malus, résiliation loi Hamon, jeune conducteur. Il s'appuie sur le Code des assurances et les barèmes publics des assureurs pour traduire les contrats en langage clair.

Information éditoriale. Couverox ne distribue pas de contrats d'assurance. Votre prime dépend de votre profil, de votre véhicule et de votre zone de circulation. Pour un devis, contactez un assureur agréé par l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution).

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